L'électrification de l'Afrique à partir d'Inga

En dépit d’un taux d’électrification de 6%, l’acheminement de l’électricité à l’intérieur du pays à partir du site d’Inga demeure difficile et peu rentable en raison de la faiblesse de la consommation et du coût des lignes haute tension. C’est pour cette raison que les autorités congolaises privilégient pour le barrage Grand Inga l’exportation de l’électricité et la fourniture à des futures entreprises industrielles locales (électrométallurgie pour l’aluminium ou électrochimie pour l’ammoniaque par exemple).

Source : Senghi, K., « Les marchés de l’énergie », Table ronde nationale sur l’étude du développement hydroélectrique du site d’Inga, mars 2006

 

Dans le cadre du NEPAD ( New Partnership for Africa’s Development), des projets d’approvisionnement d’électricité traversant toute l’Afrique, ayant comme centre le Grand Inga sont en cours d’études : le Northern Corridor (relier la RDC à l’Egypte sur 5300km) ; le Western Axis (relier la RDC au Nigéria) ; le Western Corridor (relier la RDC à l'Afrique du Sud) et le renforcement des lignes haute tension vers la Zambie.

La République démocratique du Congo et l'Afrique du Sud ont signé le 12 novembre 2011 un protocole d'accord pour relancer le projet du méga-complexe hydroélectrique d'Inga afin de contribuer à la solution de déficit en énergie électrique auquel les deux pays sont confrontés.